À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évolue. Le changement principal porte sur le coefficient d’énergie primaire de l’électricité, qui passe de 2,3 à 1,9. Cette révision vise à corriger un biais pénalisant les logements chauffés à l’électricité.

La réforme du DPE 2026 impacte potentiellement des millions de logements. Derrière ces chiffres, il y a surtout des propriétaires, des vendeurs, des acheteurs et des bailleurs qui se demandent ce que ça change pour eux.
Le cœur de la réforme, c’est la modification du coefficient d’énergie primaire de l’électricité. Jusqu’à présent, le DPE estimait que 1 kWh consommé correspondait à 2,3 kWh d’énergie primaire. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ce ratio passe à 1,9.
Concrètement, pour les logements chauffés à l’électricité, la consommation en énergie primaire baisse mécaniquement. Et comme l’étiquette DPE repose sur cette valeur, la classe énergétique peut s’améliorer sans aucun travaux.
Plusieurs analyses statistiques, basées sur les DPE enregistrés dans l’Observatoire national DPE-Audit, montrent que la réforme ne sera pas anecdotique pour le parc “tout électrique”.
En résumé, les tendances observées indiquent que :
Plus de 7 millions de résidences principales pourraient changer de classe énergétique.
Environ 47 % des propriétaires chauffant à l’électricité verraient leur DPE s’améliorer.
Près de 850 000 logements aujourd’hui classés F ou G sortiraient du statut de passoire énergétique.
La consommation en énergie primaire des biens “tout électrique” baisserait en moyenne d’environ 17 %.
Important : ce sont des estimations, pas des résultats déjà observés sur votre logement. Mais elles donnent une idée claire : la réforme est structurelle, pas marginale.
La réforme profite d’abord, et presque exclusivement, aux logements qui utilisent l’électricité comme énergie principale :
pour le chauffage,
pour l’eau chaude sanitaire,
et parfois pour la climatisation réversible (PAC air-air).
Parmi eux, plusieurs profils de biens ressortent comme “gagnants probables” :
Les petites surfaces (studios, T1, T2) chauffées à l’électricité.
Les logements déjà correctement isolés, mais jusqu’ici pénalisés par leur système électrique.
Les biens “tout électrique” récents ou rénovés, avec une bonne enveloppe thermique.
Autrement dit : si votre logement est électrique et déjà assez performant, la réforme 2026 peut faire basculer votre étiquette DPE dans une classe supérieure.
Attention cependant : une meilleure étiquette ne veut pas dire que votre logement consomme soudain moins sur vos factures. Le calcul change, pas forcément la réalité de votre confort ni le montant de vos prélèvements.
C’est la vraie question derrière la réforme : “Est-ce que mon DPE va changer ?” Et surtout : “Est-ce que mon logement va sortir du statut de passoire énergétique ?”.
Bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligé d’attendre 2026 pour avoir une idée. L’ADEME a mis en place un système qui permet de visualiser dès maintenant la nouvelle étiquette, à partir de votre DPE existant.
Selon la date de votre diagnostic, deux cas de figure se présentent :
Votre DPE a été réalisé depuis le 1er septembre 2025 : vous disposez normalement d’un QR code. Il est possible de cliquer sur le numéro ADEME depuis un accès internet.
Votre DPE est antérieur au 1er septembre 2025 : vous avez un numéro ADEME unique.
Dans les deux cas, le principe est le même : retrouver votre DPE dans l’outil officiel, laisser le système appliquer le coefficient 1,9 et comparer l’ancienne et la nouvelle étiquette.
L’ADEME a développé un outil de prévisualisation qui permet un recalcul automatique du DPE existant avec le nouveau coefficient 1,9. Vous ne refaites pas un diagnostic : vous mettez à jour son calcul.
Cas n°1 : DPE réalisé en 2025 – avec QR code
Depuis septembre 2025, les DPE intègrent un QR code en première page qui renvoie directement vers la fiche officielle du diagnostic dans l’Observatoire DPE-Audit.
Concrètement, la démarche est la suivante :
Ouvrez votre DPE (version papier ou PDF).
Scannez le QR code avec votre smartphone.
Accédez à la fiche ADEME de votre diagnostic.
Consultez la nouvelle étiquette recalculée avec le coefficient 1,9.
Comparez l’ancienne et la nouvelle classe énergétique.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, vous pourrez télécharger une attestation officielle qui fera office de DPE actualisé, sans devoir refaire passer un diagnostiqueur.
Cas n°2 : DPE réalisé avant 2025 – avec numéro ADEME
Les DPE plus anciens ne comportent pas de QR code, mais ils contiennent tous un numéro ADEME unique, généralement indiqué sur la première page.
La méthode à suivre :
Repérez le numéro ADEME sur votre DPE.
Rendez-vous sur le site de l’Observatoire DPE-Audit.
Saisissez ce numéro dans le moteur de recherche.
Accédez à la fiche de votre diagnostic.
Visualisez la nouvelle étiquette recalculée.
Là encore, à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, une attestation officielle sera téléchargeable et servira de DPE actualisé.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, tous les propriétaires disposant d’un DPE encore valide pourront télécharger une attestation actualisée.
Cette attestation :
est gratuite,
ne nécessite aucune nouvelle visite sur place,
reprend toutes les données du DPE initial,
applique automatiquement le coefficient 1,9 au calcul.
Il s’agit d’un document officiel, reconnu par l’administration, les notaires et les banques. Sa date de fin de validité sera la même que celle de votre DPE d’origine.
En pratique : si votre DPE reste valable jusqu’en 2030, l’attestation actualisée sera valable jusqu’en 2030 également.
La réforme ne touche pas seulement les étiquettes. Elle a des effets directs sur la location, la vente, et sur les obligations légales des propriétaires.
Deux sujets sont particulièrement sensibles :
le calendrier d’interdiction de louer les logements les plus énergivores,
l’audit énergétique obligatoire pour certaines ventes.
C’est ici que le changement de classe peut faire une vraie différence dans votre situation concrète.
La loi Climat et Résilience a fixé un calendrier précis pour l’interdiction de louer les passoires énergétiques. Ce calendrier ne change pas avec le nouveau DPE 2026.
|
Année |
Classe DPE concernée |
Situation en location |
|
2025 |
G |
Interdiction progressive de mise en location |
|
2028 |
F |
Interdiction de louer sans rénovation |
|
2034 |
E (certains logements) |
Restrictions supplémentaires selon les textes d’application |
Ce qui change avec la réforme, ce n’est pas le calendrier, mais le nombre de logements concernés.
Quelques exemples concrets :
Un logement classé G qui passe en F : il reste louable jusqu’en 2028.
Un F qui passe en E : il échappe aux interdictions de 2028.
Un E qui passe en D : il sort du périmètre des restrictions prévues.
L’audit énergétique réglementaire est déjà en place :
depuis 2023 pour les logements classés G,
depuis 2024 pour les logements classés F,
depuis 2025 pour les logements classés E.
La réforme du DPE ne supprime pas cette obligation. Si, après révision avec le coefficient 1,9, votre logement reste en E, F ou G, l’audit restera exigé en cas de vente.
En revanche, si votre logement passe de F à E, vous sortez du champ de l’obligation d’audit énergétique. Cela peut simplifier une vente et réduire les coûts en amont.
C’est pourquoi il est important de connaître la nouvelle classe de votre DPE avant de mettre un bien en vente ou de lancer un projet de rénovation.
La réforme du DPE 2026 soulève beaucoup de questions légitimes :
Faut-il refaire un DPE avant 2026 ?
Faut-il programmer des travaux maintenant ou attendre de voir la nouvelle étiquette ?
Une meilleure note change-t-elle vraiment la consommation réelle ?
Le rôle d’un diagnostiqueur immobilier comme QualiCE, ce n’est pas seulement de produire un rapport. C’est surtout d’orienter les propriétaires pour éviter les mauvaises décisions.
Concrètement, un accompagnement peut vous aider à :
Vérifier la cohérence de votre DPE actuel.
Anticiper vos obligations légales de location ou de vente.
Identifier les travaux réellement utiles pour sortir d’une classe E, F ou G.
Préparer une mise en vente ou une mise en location avec des documents à jour.
Si vous avez besoin d’un avis, nos diagnostiqueurs certifiés vous accompagnent :